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Contre la déglingue sociale, construisons le rapport de
force pour arracher de vraies augmentations des salaires
Profitant de la crise, le gouvernement Sarkozy continue de dépouiller les travailleurs en transférant l’argent public vers les monopoles comme Veolia et ses filiales. Ainsi plus 500 milliards d’euros ont été donnés aux banques et aux entreprises, directement ou sous forme d’exonération de
taxes et de cadeaux fiscaux. Cet argent se rajoute aux 75 milliards de profits des entreprises du CAC 40 (14 milliards pour TOTAL)
Ne pas faire confiance aux capitalistes et
ne rien céder sur nos revendications !
En effet, les exemples de salariés abusés par leurs employeurs ne manquent pas. Après avoir accepté tous les sacrifices demandés
(baisse des salaires, renoncement aux RTT, allongement de la durée de travail, augmentation des cadences, chômage technique, etc.),
aujourd’hui ils se retrouvent au chômage. Des groupes comme TOTAL et RENAULT annoncent avec audace le licenciement de plusieurs
milliers de personnes après avoir endossé des bénéfices colossaux et des aides faramineuses de l’Etat.
Revoltant
VEOLIA et ses filiales Transport, Eau, Propreté et Energie (Dalkia) ne sont pas en reste.
Après s’être gavés de l’orgie spéculative, les actionnaires et leurs mandants (PDG et cadres dirigeants) continuent de profiter de l’argent public et de s’accaparer le fruit du travail de leurs employés dont les salaires sont restés scandaleusement bas.
VEOLIA (Dalkia): un plan d’austérité pour préserver les profits des actionnaires
En 2008, VEOLIA a réalisé un bénéfice net de 405 millions d’euros, soit une baisse de plus de 50%.
Mais pour satisfaire l’insatiable boulimie d’argent des actionnaires, le PDG du groupe et son nouveau
Directeur financier ont d’abord concocté un plan d’économie de 500 M€, puis un véritable plan d’austérité de près de 150 millions d’euros.
Ainsi, les filiales (dont Dalkia) devront « cracher au bassinet »
une part importante de leurs bénéfices réalisés grâce au travail des salariés.
Ce plan d’austérité vise à réduire les dépenses d’investissements
et principalement les coûts salariaux.
Salariés de toutes catégories
Unissez-vous !
C’est-à-dire l’emploi et les salaires.
De l’argent, il y en a ! Exigeons notre dû : 300 € pour tous !
En effet, malgré la crise, les groupes du CAC 40 ont dégagé 75 milliards d'euros de bénéfices en 2008. Même si ce chiffre est en baisse de 26% sur un an, Les actionnaires recevront prés de 35 milliards d'euros de dividendes.
Veolia Environnement reversera 553 millions d'euros à ses actionnaires, soit plus que son bénéfice net (405 M€).
Source : le Nouvel Observateur
Basta des prédateurs, basta des bas salaires, préparons la grève !
Le CGT-E appelle les salariés à profiter de la négociation salariale 2009 qui débutera le 25 mars, pour construire la grève illimitée et exiger de vraies augmentations de salaires.
Le CGT-E demande aux salariés de relayer ce message, de discuter entre eux pour s’encourager, se motiver et se tenir prêts le moment voulu.
Le CGT-E profitera de la réunion du 25 mars pour interpeller les autres syndicats sur la nécessité de s’unir et de mobiliser, ensemble, les salariés.
Dès le 25 mars, le CGT-E déposera un préavis de grève pour la deuxième réunion de négociation annuelle obligatoire (NAO).
la lutte pour nos salaires commence
dès le 19 mars
tous en grève à l'appel de toutes les confédérations syndicales dont Solidaires
lire
ici
Spécial Grève interprofessionnelle du 29 janvier
Et maintenant, on continu !
Ensemble nous sommes plus forts !
Les plus de 2 millions et demis de travailleurs du privé, du public, privés d’emplois, jeunes, retraités, qui défilaient cote à cote dans les rues de France, l’ont bien compris.
Ce succès de mobilisation ne peut, ne doit pas s’arrêter là, car seule une mobilisation continue et des grèves reconduites feront fléchir le gouvernement.
Les travailleurs de notre pays ont montré à sarkosy et à ses copains du patronat, qu’ils ne sont pas prêts à se laisser manipuler par des beaux discours démagogique.
Les centrales syndicales doivent aussi entendre le message de la rue. Il est du devoir des syndicats de fédérer ce mécontentement général pour le transformer en succès.
Les confédérations et particulièrement la CGT sont aujourd’hui face à leurs responsabilités et ne pourront plus arguer d’une soit disant division………pour trahir une nouvelle fois ce mouvement spontané de la base et de la classe ouvrière.
Les travailleurs ont montré le chemin de la lutte,
C’est aux syndicats de transformer cette dynamique en victoire historique
contre la régression sociale et le capitalisme.
Les travailleurs ne doivent pas payer pour quelques banquiers et actionnaires délinquants.
Le CGT-E de Sud énergie, comme l’Union Syndicale Solidaires, appelle à la poursuite immédiate et à l’amplification du mouvement, jusqu’à la grève générale.
Chez DALKIA et Véolia en général
Malgré les attaques répétées contre notre syndicat et ses militants à titre personnel de la part de certains syndicats ( CGT Dalkia et Fédération de la Construction, FO Dalkia et Fédération, SLEC ) qui s’associent à la direction devant les tribunaux pour criminaliser l’activité syndicale,
Dans le seul intérêt des salariés de Dalkia,
à l’image de l’intersyndicale nationale interprofessionnelle (prochaine rencontre le 02 février à la demande notamment de Solidaires) qui a fait le succès de cette journée,
et à la veille des négociations sur les salaires, nous proposons une rencontre à l’ensemble des syndicats, afin de convenir les bases d’une nouvelle action unitaire, dans les plus brefs délais.
Sauf à penser que pour ces syndicats, les salariés de Dalkia seraient des privilégiés, et ne seraient pas demandeurs : de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail, d’une durée du travail moins importante, etc.. le CGT-E de Sud énergie ne pourrait pas comprendre une fin de non recevoir à notre proposition de rencontre, dans le seul intérêt des salariés.
Commentaire sur Meeting de solidarité avec le CGT-E appel de l'URCF
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informations
Laissé par : Gilbert hier à 12h38
Camarades,
Je suis écoeuré par l' énormité des sommes qui vous serons réclamées .
Les syndicats félons à la botte du Patronat avec l'aide des plus hautes juridictions de la justice, bras armé de l'Etat, vous a condamnés à une mort civil par incapacité à payer le montant des
condamnations.
C'est limpide, en reprenant tous les propos de la presse, des paroles de certains Ministres et de certains représentants de l' assemblée nationale ainsi que ceux du citoyen SARKOZY, ils ont
mobilisés toutes les forces pour abattre toutes défenses des intérêts des travailleurs.
leur maître-mot pragmatique, pragmatisme sans cesse rabâché dans les interviews relayées par les médias, quand entendrons-nous les mots justice, éthique, honnêteté, égalité, fraternité, dans le
discours de ces gens ?.
Probablement jamais, pourtant un jour viendra ou ils devront rendre des comptes à la Nation, d'une manière ou d'une autre, qu'ils ne s'attendent pas à avoir droit à autre chose qu'un jugement
honnête éthique à la hauteur de leurs méfaits ; rien ne sera retranché, rien ne restera ignoré.
La démocratie c'est le peuple et c'est la volonté du peuple qui doit être l'expression de l'exercice du pouvoir, le peuple ne donne pas mandat à qui que ce soit quelque soit son niveau de
résponsabilité de faire du pragamatisme à géomètrie variable.
Gilbert
Une fois n'est pas coutume, nous retranscrivons ici un appel d'une organisation politique qui organise un meeting de solidarité avec notre
syndicat.
Cela peut surprendre certaines ou certains, qu'il se rassurent, notre syndicat n'a aucun lien organique avec quelconque organisation ou parti politique.
il n'en demeure pas moins vrai que là ou certains syndicats censés défendre les travailleurs, qui comme la CGT Dalkia et FD CGT de la Construction, criminalisent (*) l'activité syndicale et même
militante, plus que le patronat lui même, ce soutien de classe, qu'il soit d'organisations politiques ou de syndicats y compris CGT ( Blog ou va la CGT, CL-CGT, UL Douai, Métalos du nord, etc..)
fait un bien fou et prouve que nous ne sommes pas si isolés que certains le laissent croire.
Nous remercions l’ensemble de ces organisations, syndicats, militants de classe, simples citoyens, associations qui nous soutiennent dans le combat que nous menons au quotidien pour faire
respecter le droit des travailleurs et face à la vindicte du capitalisme outrancier et de ses laquais aristocrates syndicaux.
(*) ces syndicats réclament plus de 150000 euros de domages et interets ou autres articles 700 contre notre syndicat mais surtout contre 2 de ses militants à titre personnel....
Union
des Révolutionnaires-Communistes de France
« Construction du Parti »
Les amis d’Oulianov – BP 40084
75862
PARIS CEDEX 18
leur site internet : http://www.urcf.net/
Meeting solidarité de classe avec le CGT-E
Paris le 13 janvier 2009
Cher ( e ) camarade,
Tout d’abord, au nom du Comité central et en mon nom propre, je te présente mes meilleurs vœux de santé, de joie, de luttes pour l’année 2009.
Le samedi 31 janvier, l’URCF organise – salle AGECA – 177 rue de Charonne – Paris 11è- un meeting de solidarité de classe avec les syndicalistes du CGT-Energie Dalkia de 14 h à 16 h. (métro Nation ou Alexandre Dumas).
A ce meeting, nous avons invité plusieurs organisations : PRCF, PCOF, « Communistes », CNU. Cette dernière a annoncé sa participation ainsi que l’organisation turque EMEP et nous sommes dans l’attente de réponse des autres organisations.
Bien sûr, le meeting commencera par l’intervention d’un camarade du CGT-E qui retracera leur histoire.
Les camarades du CGT-E Dalkia, après leur exclusion de la CGT (Fédération de la Construction) en raison de leurs positions ancrées dans le syndicalisme de classe et de masse et de leur volonté d’adhérer à la Fédération CGT de l’Énergie ont prouvé leur représentativité en remportant des sièges d’élus du personnel.
Un véritable front uni du patronat/syndicalisme d’aménagement s’est constitué à leur encontre, peu regardant sur les méthodes : licenciements de certains élus CGT-E si arbitraires qu’Evelyne Gaillet en procès devant les prud’hommes depuis 3 ans, a gagné au tribunal sa réintégration le 24 décembre ; campagnes diffamatoires à l’encontre d’autres dirigeants CGT-E, procès incessants pour faire interdire ce syndicat avec l’objectif traditionnel patronal de « frapper à la caisse » pour, à défaut, empêcher les activités quotidiennes syndicales, mettre en grande précarité financière les élus CGT-E qui se sont endettés, à titre personnel, pour défendre leur conception du syndicalisme.
Malgré ces sérieuses diversions imposées par ce groupe monopoliste, le CGT-E continue de défendre au quotidien les revendications fondamentales des travailleurs : salaires, emplois et conditions de travail et ont impulsé plusieurs grèves y compris unitaires.
La Cour de Cassation est saisie après l’arrêt du Tribunal jugeant « non représentatif » le CGT-E, profitant ainsi du caractère particulier de Dalkia où la section CGT a préféré s’amputer de ces forces vives plutôt que de poursuivre le combat syndical de lutte de classes.
Le CGT-E a besoin de la solidarité des forces politiques progressistes et communistes. Le 31 janvier à ce meeting, outre l’intervention du CGT-E, pourront s’exprimer avec un temps de parole égal de 10 minutes, chaque représentant d’organisation politique.
Nous comptons vivement sur ta présence et, dans cette attente, reçois, cher ( e ) camarade, nos salutations fraternelles et communistes.
Pour le Comité central de l’URCF
J. Luc Sallé, Secrétaire général
PS : des tables de lecture sont prévues pour les organisations participantes
Bonjour Laurent,
Tout d’abord acceptes tes collègues et toi nos meilleurs vœux pour 2009.
Pour ce qui est de la grève de demain, le CGT-E a déposé un préavis de grève, il semble d’ailleurs que nous soyons le seul syndicat à l’avoir fait en motivant ce dernier.
Il vient d’étre faxé sur tous les lieux d’embauche de la région et est disponible sur ce blog et sur notre site .
Nous sommes aussi le seul syndicat de dalkia à appeler et cela malgré le fait que l’ensemble des confédérations ait annoncé cette grève depuis plusieurs semaines.
Cela dénote l’état d’esprit des syndicats de dalkia qui se classent plus dans un partenariat avec le patron que du coté des salariés qui souffrent….
Ceci explique cela et l’on comprend mieux pourquoi ces syndicats jaunes s’associent en permanence au patron devant les tribunaux pour casser du CGT-E de SUD énergie.
cela est un autre débat mais il touche néanmoins le fond du problème, et explique pourquoi tant de mesures antisociales et anti salariés prises par Véolia et Dalkia avec l’assentiment de ses ( ce n’est pas une faute de grammaire) syndicats privilégiés.
Voila dans tous les cas votre initiative à tes collègues et toi concernant la grève de demain, est la bonne, seul les salariés unis et dans la lutte feront valoir leurs droits.
Bravo
Le CGT-E
Monsieur FRANCK LACROIX
Directeur Général DALKIA France
Quartier Valmy Espace 21
33 place ronde 92981 Paris la Défense
Par télécopie au 0171007170 et DRH Madame DESTOOP au 03 20 63 41 60.
Objet : PREAVIS DE GREVE DU 29 JANVIER 2009
Merci d’adresser copie du présent préavis à l’ensemble des Directions Régionales de Dalkia France et de pourvoir à son l’affichage sur les panneaux syndicaux.
Copie Inspections du Travail, syndicats de Dalkia.
Monsieur le Directeur,
Vous ne pouvez ignorer la précarité sociale comme financière qui frappe de plein fouet une grande majorité des salariés de notre entreprise.
Il n’y a aucune fatalité à cette situation, la crise financière n’étant qu’un prétexte parmi tant d’autres d’une politique volontaire de réduction des coûts, par quelque moyen que ce soit (modération salariale, réduction du personnel, allongement de la durée du travail de seniors, augmentation de la charge de travail, subordination toujours plus grande) afin d’augmenter le profit et les dividendes des actionnaires.
Pour preuve, le plan d’économie (SIC) mis en place par Véolia Environnement, et qui ne sanctionne que ceux qui font vivre et prospérer ce groupe, ses producteurs à savoir la classe ouvrière (ouvriers, employés, techniciens, agents administratifs ou de maîtrise, cadres des premiers niveaux).
Dans le même temps, Véolia a l’outrecuidance d’envoyer faire le tour du monde un bateau coûtant plusieurs millions d’euros, alors même qu’une grande majorité de ceux qui le financent par leur travail, les salariés, vivent avec leur famille, des moments catastrophiques de précarité.
L’indécence touchant à son comble quand le PDG s’affiche publiquement dans les réceptions Elyséennes, soit au Fouquet’s, soit partageant les vacances américaines d’un chef de l’Etat qui promet monts et merveilles et ne donne que désillusions « au peuple qui se lève tôt » selon sa propre expression.
Pendant ce temps, nos collègues et nous même nous demandons chaque jour comment allons nous pouvoir nourrir nos enfants et payer nos crédits.
Ces injustices n’ont que trop duré, et les salariés de Dalkia, que nous représentons et que nous soutenons dans leurs légitimes revendications, ne peuvent en supporter plus.
C’est la raison pour laquelle en leur nom, nous déposons ce préavis de grève qui s’ils le souhaitent et le décident, sera illimitée, et reconductible.
L’ensemble des personnels de Dalkia, à l’appel unitaire et interprofessionnel de toutes les confédérations syndicales dont SOLIDAIRES à laquelle est affilié le CGT-E de SUD ENERGIE, sera en grève ce jeudi 29 janvier de l’embauche à la débauche.
Notre organisation appelle à ce titre l’ensemble des salariés de Dalkia à manifester partout en France.
Recevez, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations.
Pour le CGT-E de Sud énergie
Le Secrétaire Général
Bruno SINAGOGA
Délégué Syndical Central
Ensemble numéro 11 spécial grève générale interprofessionnelle du 29 janvier
Grève interprofessionnelle
Jeudi 29 janvier, on fait grève et on manifeste !
Ensemble nous sommes plus forts ! Pour la première fois depuis des années, huit organisations syndicales CGT – FO – CFDT – CGC – FSU – UNSA – SOLIDAIRES (SUD) appellent ensemble à une grève interprofessionnelle associant les salariés des secteurs privé et public, de la fonction publique, en activité, en retraite, au chômage ou en formation.
Privatiser les profits, socialiser les pertes, demeure un principe de base du capitalisme
L’origine de cette journée se situe dans le mécontentement et l’inquiétude du monde du travail. L’enjeu actuel est de savoir qui va payer les frais de la crise du système capitaliste ?
Dans le monde, pour sauver le système capitaliste pourrissant, les Etats ont engloutis pas moins de 25 000 milliards de dollars d’argent public en l’espace de quelques semaines.
En France, la récession est là
pour de long mois.
L’action combinée du Medef et du gouvernement est de s’attaquer aux salaires, d’allonger le temps de travail et de carrière, de casser la fonction publique. Cette politique se traduit par les fermetures d’entreprises, l’aggravation de la précarité, l’augmentation effarante des loyers… la montée brutale du chômage. Ainsi, plus de 200 000 suppressions de postes sont prévues pour le premier trimestre de cette année.
Les exclus sont déjà les premières victimes de cette politique. Au 21e siècle des gens meurent de froid, des malades sont victimes de la loi de rentabilité financière qui détruit la santé publique.
L’école, les hôpitaux, la poste… sont voués à fonctionner non au service des besoins populaires mais pour faire des gains de profits.
Veolia : un plan d’économie pour préserver les intérêts des gros actionnaires
Veolia ne sera pas en reste. Malgré les propos faussement rassurants de ses cadres mandataires, avec un endettement dépassant les 16 milliards de dollars, le groupe est assis sur un baril de poudre.
Pour sauvegarder les intérêts de ses actionnaires, le Conseil d’administration impose aux salariés un plan d’économie de 500 M€. Ce plan s’articulera autour de trois mesures clés : blocage de salaires, allongement de la durée de travail et de carrière, réduction des frais généraux.
Face à la crise, ripostons ensemble et
en même temps
La colère des travailleurs exerce une pression constante sur les directions syndicales qui, au nom du «dialogue social» utile à l’aménagement du système capitaliste, ont refusé jusqu’à ce jour toute riposte globale.
C’est pourquoi, il ne faut pas que le 29 janvier ne soit qu’une simple journée exutoire visant à canaliser le mécontentement.
Ensemble, on est plus forts !
Il faut saisir l’opportunité du 29 janvier pour construire un grand mouvement interprofessionnel prolongé, qui prépare à la grève générale.
Le CGT-E appelle les salariés de Dalkia à faire grève
massivement
le jeudi 29 janvier.
Les fauteurs de misère doivent être
les payeurs !
Il n’ y a aucune raison que les salariés payent la note de la crise économique.
Il n’y a aucune raison pour que les salaires soient bloqués, que le temps de travail et de carrière soit rallongé, que les conditions de travail se détériorent jour après jour.
Nos revendications sont connues :
Hausse générale des salaires, refus de la hausse du temps de travail et de carrière, interdiction des licenciements, défense des services publics…
Ensemble, unis le jeudi 29 janvier, sous la
banderole
Solidaires (SUD)
Le Conseil des Prud’hommes de Caen ordonne
la réintégration d’Evelyne Gaillet,
secrétaire générale de la section CGT-E Dalkia Nord
Le 11 août 2006, Evelyne Gaillet, secrétaire du CGT-E reçoit sa lettre de licenciement.
Prétextant une «faute professionnelle», le DRH a liquidé sans état d’âme notre camarade dans le but d’entraver la représentativité du CGT-E dans cette région. Cette sale besogne a eu le soutien ostentatoire de la CGT Dalkia et de l’état-major de la Fédération CGT de la Construction.
Ce licenciement crapuleux fut l’aboutissement d’une longue campagne de ragots, de harcèlement, de discrimination et de sexisme perpétrée contre elle par la CGT locale, soutenue et relayée en cela par FO… et par la direction de l’établissement.
Evelyne avait alors dénoncé les malversations du secrétaire du CE (CGT) qui utilisait à son profit une part importante du budget de fonctionnement du comité Dalkia Nord… avec la complicité tacite des autres élus et du président.
4Après plus de deux ans d’un combat éreintant et coûteux, dans son verdict du 24 décembre 2008, le Conseil des prud’hommes :
« Constate l'existence d'une discrimination syndicale et d'un harcèlement à l'encontre de Evelyne Gaillet au sein de Dalkia »
EN CONSEQUENCE :
1. Annule le licenciement de E. Gaillet par Dalkia dès lors que celui-ci ne repose pas sur une cause réelle et sérieuse.
2. Ordonne la réintégration de E. Gaillet au sein de Dalkia sous astreinte de 100 €/jour à compter de la notification du présent jugement.
3. Ordonne l'exécution provisoire de la présente décision de ce chef
4. Rappelle que sont de droits exécutoires à titre provisoire les jugements qui ordonnent le paiement des sommes au titre des salaires - Art R 1454-14 CT (9 mois de salaires)
5. Condamne Dalkia à verser la somme de x € en rappel de salaires + x € de congés payés
6. Ordonne la remise des bulletins de salaire de
la présente décision sous astreinte journalière de 30 €/jour
7. Condamne Dalkia à verser x € au titre de l'article 700
8. Déboute Dalkia de l'ensemble de ses demandes
9. Condamne Dalkia aux dépens et frais d'exécution du présent jugement
Hasta la victoria siempre !
Le CGT-E félicite Evelyne, d’abord pour son courage et son obstination à vouloir rester debout malgré les problèmes multiples que sa perte d’emploi lui a occasionnés, pour sa dignité qu’elle n’a jamais monnayée, et surtout pour sa victoire contre l’injustice et les atteintes à la liberté syndicale, contre la discrimination et le sexisme
Le CGT-E remercie l’ensemble des membres du comité de soutien «pour la réintégration d’Evelyne Gaillet». Il remercie toutes celles et ceux, adhérents du CGT-E, travailleurs, retraités, chômeurs, syndicalistes, professeurs, instituteurs, artistes, écrivains, sportifs, hommes et femmes politiques, simples citoyens, qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour qu’Evelyne soit enfin réintégrée.
Le CGT-E remercie toutes les organisations syndicales, politiques et associatives pour leur soutien constant aux luttes que mène notre collectif pour que vive le syndicalisme de lutte, indépendant, au sein de l’entreprise et de ses filiales.
Le CGT-E remercie l’Union syndicale Solidaires et la Fédération Sud Energie pour leur précieux soutien
Le CGT-E remercie tous les syndicats et militants de la
CGT qui ont désavoué, dénoncé et condamné la compromission de la CGT Dalkia et des dirigeants de la Fédération CGT de la
Construction avec la Direction de Dalkia (Veolia), membre du comité directeur du Medef.
La lutte continue !
plus d'une quinzaine de militants du CGT-E ont participé au meeting du 29 novembre organisé (notamment par les métalos
CGT du nord mais pas exclusivement) à Paris.
nous étions conviés afin de faire partager notre expèrience de syndicat de lutte de classe, ce qui fut fait.
nous étions aussi partie prenante du collectif d'environ 35 militants sortis du meeting afin d'organiser les suites à donner.
Voici ce qu'il en ressort dans un bref compte rendu (les documents officiels seront publiés sur ce blog mais aussi sur notre site internet) :
Plus de 300 participants venant de plusieurs secteurs d'activité ont été comptabilisés. Les 3/4 sont des militants CGT opposés à la ligne Thibault.
Secteurs d'activité: Construction (bâtiment), services sociaux, énergie, automobile, éducation nationale, livre, poste, cheminots, militants ULet UD CGT (Seine Maritime), intérim, Insee, recherche...
Il est acté de façon définitive la trahison de l'appareil de la CGT. Que les prises de position de la CGT ne sont pas des erreurs mais de choix politiques et idéologiques visant à enraciner l'organisation dans l'accompagnement et l'aménagement du capital.
La majorité des interventions ont manifesté leur volonté de fédérer "leurs résistances" à cette dérive pour sortir de leur isolement et lutter contre la résignation qui gagne le corps militant de la CGT.
Ils veulent rendre visible cette opposition.
Beaucoup espèrent reconquérir l'appareil en créant et en renforçant un large front d'opposition à la ligne Thibault.
La quasi totalité des intervenants ont souligné la nécessité d'élargir les contacts au-delà de la CGT.
Le collectif "du meeting" s'exprimera et soutiendra toutes les luttes des travailleurs quel que soit le ou les syndicats que les impulsent ou les soutiennent.
Un compte rendu du meeting sera diffusé le plus largement possible. Chaque participant est invité à utiliser ses réseaux de diffusion.
Un appel à la poursuite de ce type d'initiative sera adressé aux salariés et un autre aux collectifs et syndicats de lutte.
A SUIVRE
ci dessous notre intervention à la tribune
Intervention du CGT-E de Sud Energie
Meeting national interprofessionnel à l’appel du Collectif National de Lutte de Classe de la métallurgie (CGT Nord), de « Continuer la CGT », du CILCA (Courant Intersyndical de Lutte de Classe Antibureaucratique), de la FSE (étudiants) et du CGT-E Dalkia qui s’est déroulé le samedi 29 novembre 2008 à Paris 12– Auditorium – Hôpital les Diagonesses
Chers Camarades,
Le CGT-E remercie les organisateurs de ce meeting pour cette invitation. Cette marque de sympathie et de solidarité militante est un encouragement pour la poursuite de notre difficile. Un combat coûteux en emplois avec le licenciement de plusieurs camarades, et en argent.
C’est aussi un encouragement pour le maintien et le renforcement de notre collectif militants attachés au syndicalisme de lutte de classe et de masse.
Dans son intervention, Jean–Pierre, a évoqué un aspect de notre lutte contre la direction de Veolia et de sa filiale Dalkia.
Il faut savoir que Veolia est un des grands groupes monopolistes à dimension internationale. Il emploie plus de 320 000 salariés dans le monde. Veolia a bâti sa stratégie sur les besoins vitaux de la planète : eau, énergie, transports et traitements des déchets.
Par sa boulimie du profit à moindre coût, il participe au pillage des richesses de nombreux pays.
En France, Veolia emploie 120 000 personnes. Il est le premier employeur privé du pays. Enfin, Veolia est membre du comité directeur du Medef et son PDG est un intime de Sarkozy.
Ce rappel vous donne la dimension de notre combat. Le combat do pot de terre contre le pot de fer.
Pourtant, malgré l’apprêté et la dureté de la répression qui frappe certains de nos militants, malgré le harcèlement judiciaire auquel notre collectif est soumis, malgré les nombreuses décisions de justice nous interdisant de participer au 1er tour des élections professionnelles, malgré les fraudes électorales comme en région Atlantique, malgré la pression exercée directement sur les salariés des 5 régions, pour les éloigner de nous, le CGT-E est la première force syndicale au sein de Dalkia.
Par exemple, en Ile de France, notre collectif a remporté prés de 49% de voix aux élections de juin 2007, tous collèges confondus. Le reste étant répartis entre les 5 organisations dites représentatives dont la CGT qui pour la première fois de sa création dans les années 50, n’a plus d’élu dans les institutions représentatives du personnel.
Les salariés ne se sont pas trompés. Ils n’ont pas sanctionné le CGT-E qui se revendique ouvertement et publiquement du syndicalisme de lutte. Ils ont sanctionné la trahison des états-majors (A ne pas confondre avec les militants ou collectifs syndicaux de base) versés dans la collaboration de classe, surtout la CGT Dalkia qui s’affiche de façon ostentatoire avec la direction.
Cette osmose contre-nature est dictée par la volonté de la direction et de ces états-majors, de nous combattre avec une violence inouïe et, à travers nous, toute forme de syndicalisme de lutte et de transformation sociale, indépendant d’eux, capable de rassembler et d’organiser le moment voulu les travailleurs de l’entreprise.
Je rappelle tout simplement que depuis 1995, date à laquelle notre organisation de l’époque a milité activement, notamment au 45e congrès, contre la suppression de l’article 1 des statuts qui liquidait l’identité révolutionnaire et anticapitaliste de la CGT, nous n’avons cessé de dénoncer la politique d’accompagnement et d’aménagement du capital, menée par l’équipe Thibault, le Digou et consorts.
Depuis cette date, nous avons été accusés de fractionnistes pour avoir adhéré au Collectif « Continuer la CGT ». Aujourd’hui nous sommes toujours combattus par les mêmes bureaucrates qui s’attaquent à d’autres militants comme ceux de Douai par exemple, à qui nous témoignons notre en solidarité.
Chers camarades, pour ne pas répété les arguments de fond que Jean-Pierre a développé dans son rapport introductif, à partir de notre vécu, je voudrais, insisté sur un aspect qui caractérise la trahison des états majors de la CGT au niveau national, régional, départemental et de plus en plus dans les entreprises, c’est l’utilisation de l’arme de la criminalisation de l’activité syndicale des militants qui s’opposent à leurs orientations réformistes et liquidatrices du syndicalisme de lutte.
Une arme jusque là détenue par le patronat et qui a fait des milliers de victimes parmi les militants syndicaux les plus combatifs et les plus aguerris à la lutte de classe, notamment dans les années 80, les années Mitterrand.
Notre histoire montre s’il le faut que la criminalisation de l’activité syndicale de lutte n’est malheureusement pas que le simple apanage du patronat.
En effet, les bureaucrates des Fédérations de la Construction et de l’Energie CGT, et leurs supplétifs de Dalkia et de certaines UD, par leur compromission directe avec les Directions de Veolia et de Dalkia, sont en train d’écrire une des pages les plus sombres de l’histoire contemporaine du syndicalisme. La page de la trahison et de la compromission, celle de l’atteinte à la démocratie syndicale et aux libertés essentielles acquises par les travailleurs aux prix de grandes luttes contre l’exploitation, l’humiliation et la division.
Ainsi, avec l’aval et le soutien de la direction confédérale, ces aristocrates du syndicalisme se sont octroyés des pouvoirs spéciaux pour nous démettre de nos mandats syndicaux et nous faisaient injonction de placer nos syndicats sous la triple tutelle : FD de la Construction, FD de l’Energie , UD concernées. Ils nous intimaient l’ordre de plus avoir d’activité syndicale dans l’entreprise autre que la mise en œuvre des décisions confédérales mais aussi de faire valider toutes nos listes électorales par les « instances de tutelle ».
Bien sûr, notre rejet de l’instauration de tels rapports de subordination qui, depuis, structurent de plus en plus le fonctionnement de la confédération, s’est soldé par notre départ forcé de la CGT et de notre regroupement au sein du CGT-E
La répression qui s’en est suivie et qui continue 4 ans après, ne pèse pas de moins de 6 licenciements de camarades (Evelyne, Yvon, Yannick, Jacques, Yves, Mehdi,) des dizaines de sanctions et autres tentatives de licenciements refusés par l’autorité administrative et… 35 procès dont 4 nominatifs en pénal. Notre dette s’élève à 40 000 euros en frais de justice et d’honoraires d’avocats sans compter les 20 000 ‘euros de dommage et intérêt que les huissiers de la CGT viennent nous réclamer y compris aux domiciles de certains d’entre nous.
Certains d’entre nous ont du contracter des prêts auprès d’organismes de crédit pour poursuivre leur activité et leurs luttes. Certains sont aujourd’hui surendettés.
Cette répression a été précédée, dans l’entreprise et dans la CGT, par une campagne abjecte faite d’insultes, de calomnies et de ragots en tout genre.
C’est sur cette base qu’une plainte des 4 plaintes en Pénal avec constitution de partie civile a été déposée par la FD CGT de la Construction et de la CGT Dalkia moribonde, auprès du doyen des juges de Nanterre. Celui-ci a diligenté une commission rogatoire. Un de nos camarades a été entendu pendant prés de 4h par la Brigade de la Répression de la Délinquance Astucieuse (une brigade chargée de réprimer les fraudes dans les grandes entreprises ou groupes industriels)
Peut-être que l’enquête débouchera sur une mise en examen de notre camarade ou une convocation à comparaître comme témoin assisté. Pour l’heure, nous sommes suspendus à la décision du juge. Ces attaques visent à nous affaiblir et à nous isoler des travailleurs en nous faisant passer par des délinquants.
Dans ce contexte délétère, à l’époque il y a 4 ans, il nous a été difficile, voire impossible, d’arracher le moindre soutien de la part de camarades qui pourtant se revendiquaient du syndicalisme de lutte de classe. Il nous été difficile voire impossible, de les convaincre que le travail fractionniste, de sape et de liquidation des valeurs originelles de la CGT est l’œuvre de ses états-majors, des individus comme Thibault, le Digou et de leurs laudateurs au sein des FD, UD, UL et syndicats d’entreprise.
Ils ont tenté de nous isoler pour nous détruire. Peut-être aurait-il pu réussir si nous n’avions trouvé un soutien auprès des camarades de SUD Energie et de l’Union Syndicale Solidaires qui partagent les mêmes objectifs stratégiques fondamentaux que nous et à qui nous rendons hommage ici.
Camarades, la criminalisation de toute activité syndicale est une atteinte directe aux libertés fondamentales. Ces attaques participent à l’encadrement policier de la société qui accompagne la crise structurelle du capitalisme pourrissant.
Elle fait partie de l’ensemble des mesures qui préludent à l’autoritarisme et à la fascisation qui accompagneront la crise économique comme expliqué dans le rapport introductif.
Chers camarades, pour nous, il ne saurait y avoir de victoire sur le capitalisme sans avoir à mener un combat syndical au quotidien pour défendre les revendications vitales et urgentes des travailleurs parmi lesquelles les libertés démocratiques en général et les libertés syndicales en particulier, pour que la classe ouvrière résiste pied à pied à l’offensive brutale du capital.
Ce combat doit dépasser plusieurs obstacles majeurs :
1. l’éparpillement des militants et des collectifs syndicaux de lutte de classe,
2. la faiblesse de la syndicalisation,
3. la trahison du mouvement ouvrier par les bureaucraties syndicales,
4. le sectarisme.
Le meeting doit être un pas supplémentaire dans la volonté affichée par de nombre militants qui, depuis des années, œuvrent inlassablement au dépassement de ces obstacles majeurs.
Le meeting d’aujourd’hui doit être une étape qualitative du travail pour la renaissance du syndicalisme de lutte dans ce pays.
Il doit être le point de départ à d’autres initiatives et rencontres avec des militants qu’ils soient à la CGT, à Solidaires ou dans d’autres organisations.
Le CGT-E, depuis sa création et ses militants les plus actifs et les plus déterminés, sont et seront sur tous les fronts de la lutte des classes.
Je vous remercie
Des métallos de la CGT du Nord / Pas-de-Calais, se revendiquant du syndicalisme de lutte de classe et de masse, donc opposés à la ligne
Thibault, ont décidé d'organiser un meeting le samedi 29 novembre à Paris.
A l'instar de l'UL de Douai, mais aussi de nombreux syndicats et syndicalistes isolés, ces militants sont confrontés à une offensive répressive de la part de l'appareil syndical confédéral et de
ses relais fédéraux ou départementaux...
Comme nous le faisons depuis plusieurs années, (tant lorsque nous étions encore dans la CGT que depuis notre exclusion et la création du CGT-E), de nombreux autres collectifs syndicaux et de simples militants notamment de la CGT ne peuvent plus taire la trahison de l'équipe Thibault qui verse ostensiblement dans la collaboration de classe.
Notre expérience syndicale au demeurant banale par l’antagonisme de classe entre le patronat et le syndicat ouvrier que nous sommes, prend toute sa valeur et ses enseignements utiles du fait de
la compromission et la collaboration ouverte entre le patron et la fédération CGT de la construction aidée par ses fantoches syndicats CGT de Dalkia.
La répression exercée conjointement par cette union sacrée à l’encontre des militants que nous sommes (35 procès en 4 ans dont 4 au pénal, de nombreux licenciements et autres sanctions) étant un
aperçu de ce que subira probablement tout syndicat de lutte s’opposant à la trahison de classe.
Nous pouvons témoigner de cela, et surtout ne pouvons pas laisser nos camarades mener seul ce combat inégal, c’est la plus élémentaire règle de fraternité et de solidarité de classe.
Connaissant clairement le parcours et le positionnement du CGT-E, les organisateurs de ce meeting ont tenu à ce que notre expérience et la lutte que nous menons contre et au coeur même d'une entreprise privée, dont la direction fait partie du comité directeur du Medef, soit évoquée au cour de cette manifestation.
Nous avons accepté de signer le texte d'appel, sur lequel nous avons manifesté un certain nombre de
désaccords, et de participer au meeting au cours duquel nous prendrons la parole.
Par notre présence, nous manifestons notre hostilité à toute forme de sectarisme et montrons notre disponibilité pour participer à la clarification de la situation et du contexte actuels, et à l'unité des travailleurs et des syndicats sur des bases claires et loyales.
Avec ce meeting, comme les organisateurs, nous espérons dans un premier temps, fédérer et structurer l'opposition "CGT" à l'équipe Thibault et dans un deuxième temps qui se veut proche créer des ponts avec d'autres syndicats et militants qui se placent sur le terrain de la lutte des classes, pour que la classe ouvrière résiste pied à pied à l'offensive brutale du capital.
aussi nous appelons tous les militants fidèles aux valeurs du syndicalisme de lutte de classe et de masse à participer activement à ce meeting
ci dessous l'appel
APPEL AUX MILITANTS DE LA C.G.T.
Face au désarroi des militants de la CGT qui ne se retrouvent plus dans les objectifs revendicatifs de la Confédération et sa stratégie de lutte, son fonctionnement et devant le mécontentement
généré,
NOUS APPELONS TOUS LES MILITANTS DE LA CGT
A UN MEETING NATIONAL INTERPROFESSIONNEL DE LUTTE
À PARIS LE 29 NOVEMBRE 2008
de 10h00 à 13h00
Salle des conférences de l'Hôpital Diaconesses, 18 rue du Sergent Bauchat, Paris 12ème RER-métro NATION
Des centaines de milliards de dollars ou d’euros de cadeaux aux banquiers et affairistes du monde entier. Plus de 40 000 salariés jetés au chômage avant même la pleine explosion de la crise. Des
milliers de suppressions d’emplois programmés dans l’automobile, l’aéronautique, le bâtiment, etc. Une fois de plus les salariés et les classes populaires vont faire les frais d’une crise qui
continuera d’enrichir les plus riches.
Que cela soit sur les salaires, la retraite, la protection sociale, l’emploi, la santé, la couverture maladie, la reconnaissance de la pénibilité et les conditions de travail, etc. NOUS N’ESSUYONS QUE DES ECHECS alors que le mécontentement est fort face à l’offensive du patronat et du gouvernement !
Ces échecs sont d’autant plus durement ressentis que nous sommes confrontés à une accélération de la perte de notre pouvoir d’achat liée à la hausse fulgurante des prix (carburants, produits de consommation courante, énergie…).
Il nous faut REVOIR notre contenu revendicatif. Qu’il soit plus offensif, et surtout qu’il réponde aux besoins et attentes des travailleurs.
C’est l’identité même de la CGT qui est en jeu et qu’il nous faut retrouver. Il faut CHANGER DE STRATEGIE DE LUTTES et NE PLUS SE CANTONNER A DES APPELS PERIODIQUES (une fois
tous les un, 2 ou 3 mois) mais ENGAGER UNE DYNAMIQUE D’ACTIONS PUISSANTES, CONVERGENTES ET RECONDUCTIBLES capables de bloquer l’outil de production et de créer un véritable
rapport de force pour imposer les revendications et les droits des salariés.
La CGT doit sortir du piège du « dialogue social » et des « diagnostics partagés » qui désarment les militants, les travailleurs et leurs luttes.
Il faut aussi revoir L’ACCORD SUR LA REPRESENTATIVITE où la CGT s’est fait piéger par le gouvernement avec la remise en cause des 35 heures, et de surcroît un « marché de dupes » dans lequel on
cède un acquis historique de MAI 68, pour obtenir une éventuelle représentativité sans que les organisations syndicales d’entreprises aient été consultées.
La meilleure reconnaissance c’est celle que nous gagnons dans les luttes aves les salariés. C’est aussi celle que nous gagnerons en mettant toutes nos forces dans la campagne prud’homale avec les
valeurs de classe de la CGT.
C’est pourquoi ce meeting doit être l’occasion de venir nombreux pour s’exprimer démocratiquement avec force afin d’ouvrir de véritables perspectives de luttes et retrouver les fondements de la
CGT
ENSEMBLE 8
Tribunal d’Instance de Lille – Audience du 4 novembre 2008
Une action inique et des révélations croustillantes
« L’honneur est une affaire de cœur et l’injustice est une affaire civile » déclarait l’actrice Jeanne Moreau dans une diatribe contre l’injustice faite aux travailleurs sans papiers que le patronat exploite en toute conscience et que les pouvoirs publics refusent de régulariser.
L’honneur n’est pas le chemin emprunté par Dalkia, membre du Medef, et ses vassaux de la CGT Dalkia, de FO et du SLEC (anciennement UNSA), pour contester, contre le cours de l’histoire, les mandats nationaux du CGT-E.
En effet, le 31 juillet 2008, le CGT-E a procédé à la désignation motivée de 3 délégués nationaux selon les modalités prévues par la loi (lettre RAR) et même au-delà (fax, mails, blog, affichage). Il a informe par la même occasion les délégués centraux et nationaux des organisations syndicales représentatives au sein de l’entreprise…
Or ce n’est que le 1er septembre 2008 que la direction a réagi à ces désignations alors qu’elle est forclose dans son action. En effet, en Droit, toute contestation en matière de désignation syndicale doit se faire dans un délai de 15 jours faute de quoi, le plaignant est forclos. Il perd de fait la faculté de faire valoir un droit.
Un procédé abject
A l’audience du 4 novembre, dans une plaidoirie d’anthologie, l’avocat du CGT-E a mis en évidence les manœuvres frauduleuses auxquelles se sont livrés la direction nationale de Dalkia et ses trois vassaux (CGT, FO, SLEC ex UNSA) pour contourner la loi et tenter d’influencer le juge du Tribunal d’instance.
En effet, ayant constaté la forclusion, la Directrice des Ressources Humaines, a usé de son pouvoir de subordination pour faire porter la responsabilité de son erreur sur une jeune secrétaire de 23 ans. A l’époque, cette salariée avait assuré l’intérim du secrétariat du PDG du groupe Dalkia, principal destinataire de la lettre de désignation.
Par ce procédé abject, la jeune secrétaire a fait un (faux ?) témoignage dans lequel elle déclare, à la demande insistante de la DRH, avoir réceptionné l’enveloppe recommandée et que celle-ci était «vide» (sic !).
Quant au fax, Dalkia prétend que le n° 01 70 00 71 70 correspond à un appareil placé dans une obscure salle de réunion (re-sic !) Mensonge puisque ce numéro est celui qui figure dans l’annuaire (poste et commerce) et dans tous les documents officiels de l’entreprise.
Pour ce qui est des mails de désignation, Dalkia reconnaît les avoir reçus et avoue que le CGT-E, contrairement aux autres organisations, fait l’objet d’un traitement (discriminatoire) particulier. (re-re-sic !)
En effet, toutes ses correspondances (y compris celles adressées au PDG et aux autres syndicats) sont filtrées puis jetées comme «pouriels» (poubelle) avant destruction. Cette opération discriminante est réalisée par Dalkia sous le contrôle des spécialistes de Cap Gemini.
Une collusion frauduleuse
Mais comme cela ne suffit pas, Dalkia a convié le délégué syndical central de la CGT à témoigner contre le CGT-E, avec la bienveillance d’un huissier qu’elle s’est empressée de mettre à sa disposition.
Et pour faire poids dans cette machination, un responsable CGT, extérieur à l’entreprise, s’est livré à une véritable escroquerie à la justice en signant, seul et sans mandat, un pouvoir engageant la Fédération CGT de la Construction dans cette opération frauduleuse.
La lie du syndicalisme
Quant aux représentants de FO et du SLEC (ex UNSA), ils étaient pitoyables, voire pathétiques. Ils ont, toute honte bue, déclaré soutenir la direction sans être en capacité d’expliquer pourquoi ils se prosternent devant elle. Et dire qu’ils parlent aussi au nom des salariés… Quelle récompense ont-ils obtenue (ou espèrent-ils) en échange de cette humiliation publique ?
Le verdict est prévu pour le 3 décembre 2008.
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Voici toutes les coordonnées des militants du syndicat
SUD Energie CGT-E - de la région Atlantique membre de Solidaires
FAX :05 24 84 16 08
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