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plus d'une quinzaine de militants du CGT-E ont participé au meeting du 29 novembre organisé (notamment par les métalos CGT du nord mais pas exclusivement) à Paris.
nous étions conviés afin de faire partager notre expèrience de syndicat de lutte de classe, ce qui fut fait.
nous étions aussi partie prenante du collectif d'environ 35 militants sortis du meeting afin d'organiser les suites à donner.

Voici ce qu'il en ressort dans un bref compte rendu (les documents officiels seront publiés sur ce blog mais aussi sur notre site internet) :

Plus de 300 participants venant de plusieurs secteurs d'activité ont été comptabilisés. Les 3/4 sont des militants CGT opposés à la ligne Thibault.

Secteurs d'activité: Construction (bâtiment), services sociaux, énergie, automobile, éducation nationale, livre, poste, cheminots, militants ULet UD CGT (Seine Maritime), intérim, Insee, recherche...

 

Il est acté de façon définitive la trahison de l'appareil de la CGT. Que les prises de position de la CGT ne sont pas des erreurs mais de choix politiques et idéologiques visant à enraciner l'organisation dans l'accompagnement et l'aménagement du capital.

 

La majorité des interventions ont manifesté leur volonté de fédérer "leurs résistances" à cette dérive pour sortir de leur isolement et lutter contre la résignation qui gagne le corps militant de la CGT.

 

Ils veulent rendre visible cette opposition.

 

Beaucoup espèrent reconquérir l'appareil en créant et en renforçant un large front d'opposition à la ligne Thibault.

 

La quasi totalité des intervenants ont souligné la nécessité d'élargir les contacts au-delà de la CGT.

 

Le collectif "du meeting" s'exprimera et soutiendra toutes les luttes des travailleurs quel que soit le ou les syndicats que les impulsent ou les soutiennent.

 

Un compte rendu du meeting sera diffusé le plus largement possible. Chaque participant est invité à utiliser ses réseaux de diffusion.

 

Un appel à la poursuite de ce type d'initiative sera adressé aux salariés et un autre aux collectifs et syndicats de lutte.

A SUIVRE

ci dessous notre intervention à la tribune

Intervention du CGT-E de Sud Energie

Meeting national interprofessionnel à l’appel du Collectif National de Lutte de Classe de la métallurgie (CGT Nord), de « Continuer la CGT », du CILCA (Courant Intersyndical de Lutte de Classe Antibureaucratique), de la FSE (étudiants) et du CGT-E Dalkia qui s’est déroulé le samedi 29 novembre 2008  à Paris 12– Auditorium – Hôpital les Diagonesses

 

 

 

Chers Camarades,

 

Le CGT-E remercie les organisateurs de ce meeting pour cette invitation. Cette marque de sympathie et de solidarité militante est un encouragement pour la poursuite de notre difficile. Un combat coûteux en emplois avec le licenciement de plusieurs camarades, et en argent.

 

C’est aussi un encouragement pour le maintien et le renforcement de notre collectif militants attachés au syndicalisme de lutte de classe et de masse.

 

Dans son intervention, Jean–Pierre, a évoqué un aspect de notre lutte contre la direction de Veolia et de sa filiale Dalkia.

 

Il faut savoir que Veolia est un des grands groupes monopolistes à dimension internationale. Il emploie plus de 320 000 salariés dans le monde. Veolia a bâti sa stratégie sur les besoins vitaux de la planète : eau, énergie, transports et traitements des déchets.

 

Par sa boulimie du profit à moindre coût, il participe au pillage des richesses de nombreux pays.

En France, Veolia emploie 120 000 personnes. Il est le premier employeur privé du pays. Enfin, Veolia est membre du comité directeur du Medef et son PDG est un intime de Sarkozy.

 

Ce rappel vous donne la dimension de notre combat. Le combat do pot de terre contre le pot de fer.

 

Pourtant, malgré l’apprêté et la dureté de la répression qui frappe certains de nos militants, malgré le harcèlement judiciaire auquel notre collectif est soumis, malgré les nombreuses décisions de justice nous interdisant de participer au 1er tour des élections professionnelles, malgré les fraudes électorales comme en région Atlantique, malgré la pression exercée directement sur les salariés des 5 régions, pour les éloigner de nous, le CGT-E est la première force syndicale au sein de Dalkia.

 

Par exemple, en Ile de France, notre collectif a remporté prés de 49% de voix aux élections de juin 2007, tous collèges confondus. Le reste étant répartis entre les 5 organisations dites représentatives dont la CGT qui pour la première fois de sa création dans les années 50, n’a plus d’élu dans les institutions représentatives du personnel.

 

Les salariés ne se sont pas trompés. Ils n’ont pas sanctionné le CGT-E qui se revendique ouvertement et publiquement du syndicalisme de lutte. Ils ont sanctionné la trahison des états-majors (A ne pas confondre avec les militants ou collectifs syndicaux de base) versés dans la collaboration de classe, surtout la CGT Dalkia qui s’affiche de façon ostentatoire avec la direction.

 

Cette osmose contre-nature est dictée par la volonté de la direction et de ces états-majors, de nous combattre avec une violence inouïe et, à travers nous, toute forme de syndicalisme de lutte et de transformation sociale, indépendant d’eux, capable de rassembler et d’organiser le moment voulu les travailleurs de l’entreprise.

 

Je rappelle tout simplement que depuis 1995, date à laquelle notre organisation de l’époque a milité activement, notamment au 45e congrès, contre la suppression de l’article 1 des statuts qui liquidait l’identité révolutionnaire et anticapitaliste de la CGT, nous n’avons cessé de dénoncer la politique d’accompagnement et d’aménagement du capital, menée par l’équipe Thibault, le Digou et consorts.

 

Depuis cette date, nous avons été accusés de fractionnistes pour avoir adhéré au Collectif « Continuer la CGT ». Aujourd’hui nous sommes toujours combattus par les mêmes bureaucrates qui s’attaquent à d’autres militants comme ceux de Douai par exemple, à qui nous témoignons notre en solidarité.

 

Chers camarades, pour ne pas répété les arguments de fond que Jean-Pierre a développé dans son rapport introductif, à partir de notre vécu, je voudrais, insisté sur un aspect qui caractérise la trahison des états majors de la CGT au niveau national, régional, départemental et de plus en plus dans les entreprises, c’est l’utilisation de l’arme de la criminalisation de l’activité syndicale des militants qui s’opposent à leurs orientations réformistes et liquidatrices du syndicalisme de lutte.

 

Une arme jusque là détenue par le patronat et qui a fait des milliers de victimes parmi les militants syndicaux les plus combatifs et les plus aguerris à la lutte de classe, notamment dans les années 80, les années Mitterrand.

 

Notre histoire montre s’il le faut que la criminalisation de l’activité syndicale de lutte n’est malheureusement pas que le simple apanage du patronat.

 

En effet, les bureaucrates des Fédérations de la Construction et de l’Energie CGT, et leurs supplétifs de Dalkia et de certaines UD, par leur compromission directe avec les Directions de Veolia et de Dalkia, sont en train d’écrire une des pages les plus sombres de l’histoire contemporaine du syndicalisme. La page de la trahison et de la compromission, celle de l’atteinte à la démocratie syndicale et aux libertés essentielles acquises par les travailleurs aux prix de grandes luttes contre l’exploitation, l’humiliation et la division.

 

Ainsi, avec l’aval et le soutien de la direction confédérale, ces aristocrates du syndicalisme se sont octroyés des pouvoirs spéciaux pour nous démettre de nos mandats syndicaux et nous faisaient injonction de placer nos syndicats sous la triple tutelle : FD de la Construction, FD de l’Energie , UD concernées. Ils nous intimaient l’ordre de plus avoir d’activité syndicale dans l’entreprise autre que la mise en œuvre des décisions confédérales mais aussi de faire valider toutes nos listes électorales par les « instances de tutelle ».

 

Bien sûr, notre rejet de l’instauration de tels rapports de subordination qui, depuis, structurent de plus en plus le fonctionnement de la confédération, s’est soldé par notre départ forcé de la CGT et de notre regroupement au sein du CGT-E

 

La répression qui s’en est suivie et qui continue 4 ans après, ne pèse pas de moins de 6 licenciements de camarades (Evelyne, Yvon, Yannick, Jacques, Yves, Mehdi,) des dizaines de sanctions et autres tentatives de licenciements refusés par l’autorité administrative et… 35 procès dont 4 nominatifs en pénal. Notre dette s’élève à 40 000 euros en frais de justice et d’honoraires d’avocats sans compter les 20 000 ‘euros de dommage et intérêt que les huissiers de la CGT viennent nous réclamer y compris aux domiciles de certains d’entre nous.

 

Certains d’entre nous ont du contracter des prêts auprès d’organismes de crédit pour poursuivre leur activité et leurs luttes. Certains sont aujourd’hui surendettés.

 

Cette répression a été précédée, dans l’entreprise et dans la CGT, par une campagne abjecte faite d’insultes, de calomnies et de ragots en tout genre.

 

C’est sur cette base qu’une plainte des 4 plaintes en Pénal avec constitution de partie civile a été déposée par la FD CGT de la Construction et de la CGT Dalkia moribonde, auprès du doyen des juges de Nanterre. Celui-ci a diligenté une commission rogatoire. Un de nos camarades a été entendu pendant prés de 4h par la Brigade de la Répression de la Délinquance       Astucieuse (une brigade chargée de réprimer les fraudes dans les grandes entreprises ou groupes industriels)

 

Peut-être que l’enquête débouchera sur une mise en examen de notre camarade  ou une convocation à comparaître comme témoin assisté. Pour l’heure, nous sommes suspendus à la décision du juge. Ces attaques visent à nous affaiblir et à nous isoler des travailleurs en nous faisant passer par des délinquants.

 

Dans ce contexte délétère, à l’époque il y a 4 ans, il nous a été difficile, voire impossible, d’arracher le moindre soutien de la part de camarades qui pourtant se revendiquaient du syndicalisme de lutte de classe. Il nous été difficile voire impossible, de les convaincre que le travail fractionniste, de sape et de liquidation des valeurs originelles de la CGT est l’œuvre de ses états-majors, des individus comme Thibault, le Digou et de leurs laudateurs au sein des FD, UD, UL et syndicats d’entreprise.

 

Ils ont tenté de nous isoler pour nous détruire. Peut-être aurait-il pu réussir si nous n’avions trouvé un soutien auprès des camarades de SUD Energie et de l’Union Syndicale Solidaires qui partagent les mêmes objectifs stratégiques fondamentaux que nous et à qui nous rendons hommage ici.

 

Camarades, la criminalisation de toute activité syndicale est une atteinte directe aux libertés fondamentales. Ces attaques participent à l’encadrement policier de la société qui accompagne la crise structurelle du capitalisme pourrissant. 

 

Elle fait partie de l’ensemble des mesures qui préludent à l’autoritarisme et à la fascisation qui accompagneront la crise économique comme expliqué dans le rapport introductif.

 

Chers camarades, pour nous, il ne saurait y avoir de victoire sur le capitalisme sans avoir à mener un combat syndical au quotidien pour défendre les revendications vitales et urgentes des travailleurs parmi lesquelles les libertés démocratiques en général et les libertés syndicales en particulier, pour que la classe ouvrière résiste pied à pied à l’offensive brutale du capital.

 

Ce combat doit dépasser plusieurs obstacles majeurs :

1.      l’éparpillement des militants et des collectifs syndicaux de lutte de classe,

2.      la faiblesse de la syndicalisation,

3.      la trahison du mouvement ouvrier par les bureaucraties syndicales,

4.      le sectarisme.

 

Le meeting doit être un pas supplémentaire dans la volonté affichée par de nombre militants qui, depuis des années, œuvrent inlassablement au dépassement de ces obstacles majeurs.

 

Le meeting d’aujourd’hui doit être une étape qualitative du travail pour la renaissance du syndicalisme de lutte dans ce pays.

 

Il doit être le point de départ à d’autres initiatives et rencontres avec des militants qu’ils soient à la CGT, à Solidaires ou dans d’autres organisations.

 

Le CGT-E, depuis sa création et ses militants les plus actifs et les plus déterminés, sont et seront sur tous les fronts de la lutte des classes.

 

Je vous remercie

Mardi 2 décembre 2008

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Commentaires

Bonsoir à tous

Juste un petit mot sur le CE :

J'ai reçu comme vous (en région Atlantique) le nouveau réglement du comité d'établissement.

Première surprise, une lettre d'introduction mélangeant le "je" et le "nous" (se prendrait-il pour le Roi ?)
avec la photo du Secrétaire.
Le CE n'est donc plus une assemblée mais se résume à une seule personne ?

j'ai du rater un épisode, là !

En tout cas, cette appropriation électoralisto/mégalomaniaque d'une Instance Représentative du Personnel par un seul homme me dérange au plus haut point.

Bref, nous avons maintenant un Roi et un réglement pour deux ans alors que la dotation est annuelle ? (le vote du réglement aussi)

C'est quoi ce binz ?

C'est le fait du Roi, mon brave !

Je remarque aussi que l'on ne pouvait pas augmenter le bon d'achat de Noêl pour tous (voir PV de CE) mais que l'on va  payer à une infime minorité des vacances en Thaîlande.
Vraiment, les gueux vous remercient, votre majesté
Votre bonté vous perdra.
Commentaire n°1 posté par alain broteau le 09/12/2008 à 19h09

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