Les syndicats dits représentatifs s’en gardant certainement l’exclusivité, vous ne le savez probablement pas, mais les « partenaires sociaux privilégiés » Direction, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, CGT-FO et CGT se sont réunis le 15 mars pour négocier……..vos augmentations annuelles de salaire.
Là où le chiffre d’affaires de Dalkia est de 6118 millions d’euros, soit une croissance de + 12% Dalkia assurant à Véolia 21,4% de l’activité du groupe et près du 1/3 de sa valorisation en bourse.
Là où l’excellente santé de Dalkia est confirmée par son résultat opérationnel qui s’élève à 377,7 millions d’euros, soit une progression de +16,2%.
Là où le dividende par action augmente de 23,5%.
Là où EDF ponctionne 34% des résultats de l’entreprise et Véolia Environnement prélève 21%, au titre de la contribution des filiales.
Là où les salariés payent une dîme annuelle de plus de 50%, prélevée sur le fruit de leur travail effectué, le plus souvent, dans la pénibilité et sous la menace de risques multiples (amiante, gaz de combustion, produits chimiques, électricité, conduite, port de charge, hauteur, travail isolé… agression) et sous la pression continue de la hiérarchie (elle-même pressurée) et du client qui se substitue de plus en plus à elle.
Touchée par une royale grâce divine, la direction propose
1% d’augmentation générale pour les ouvriers, employés et agents de maîtrise (OETAM). Les cadres en sont exclus.
Une enveloppe de 1% à répartir entre les OETAM et les cadres, en augmentation individuelle ou en prime…
Le mépris ça suffit ! De l’argent il y en a, il faut réclamer son du !
Il faut en finir avec les augmentations au rabais alors qu’une grande partie des salariés plongent dangereusement dans la pauvreté et qu’une minorité s’autorise des revenus mensuels avoisinant les 150 000 euros.
Le pouvoir d’achat de l’écrasante majorité du personnel ne cesse de baisser sous l’effet des hausses combinées des prix des produits de première nécessité, des loyers et des charges, de l’énergie, du transport, de l’eau, de la santé, etc.
Les miettes octroyées sont annihilées par ces hausses. Les salariés, dont la majorité émarge à moins de 1500 € mensuels bruts, ont du mal à joindre les deux bouts comme en témoigne la progression des demandes d’acomptes sur salaires.
Les revendications du CGT-E
1. Une augmentation générale de 200 € pour les ouvriers, employés et agents de maîtrise ;
2. Une augmentation générale de 80 € pour les cadres (suppression de la variabilité de leurs salaires)
3. Mettre un terme au vol des primes et indemnités conventionnelles dues aux salariés.
4. Construire une grille des salaires à partir d’un salaire minimum de base à 1500 € nets.
à suivre
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