Haro sur les classifications

Publié le par le CGT-E

La FG3E et les syndicats dits représentatifs (1) de la branche chauffage ont signé un accord national sur la nouvelle grille des classifications.  Celui-ci annule et remplace l’actuelle grille de la convention collective.  Cet accord, étendu par le ministère du travail (il s’impose à toutes les entreprises de chauffage) installe chez Dalkia une nouvelle grille de classifications.

 

Qualifiable de réactionnaire elle porte un coup terrible aux acquis, aux connaissances professionnelles, à l’évolution des carrières et des salaires *  

 

 

Tout est désormais lié au seul

 

Poste de travail.

 

·        Important :  Il n’y a aucune d’équivalence avec ce qui existe actuellement…

 

·        le discrétionnaire et la subjectivité risquent fort d’avoir force de loi ?

 

Dans les grilles de classification précédentes, les coefficients hiérarchiques OETAM (actuellement de 200 à 400) prévus par notre Convention Collective représentaient :

 

Des compétences – expérience et acquis professionnels obtenus « sur le tas » ou par l’ancienneté du salarié.

 

Des niveaux - diplômes éducation nationale ou universitaires, formation professionnelle, etc. 

 

Une valeur de point permettait de calculer le salaire à partir de ces coefficients.

 

 

Ces références sont supprimées et disparaissent purement et simplement.

 

A présent, le niveau des salaires relève désormais de l’arbitraire patronal.

 

 

Consultations préalables des salariés par les organisations syndicales avant signature de l’accord :

QUE   NENNI !

Informations, explications au personnel de cette nouvelle grille:                

ENCORE MOINS !

 

 

 

Représenter le personnel et les salariés de Dalkia c’est :  les informer, leur expliquer, les consulter, décider avec eux si oui ou non un accord de ce type doit être signé par les Organisations Syndicales.

 

En aucun cas cela ne peut être de signer un accord à leur insu, en laissant le soin à l’employeur d’expliquer à sa façon à quelle sauce ils seront mangés.

( 1 ) Les négociateurs et donc signataires de cet accord Mrs Artigo et Berton CGT-FO, Deswartes (CFE-CGC), Guinais (CFDT). Il faut préciser le travail des négociateurs CGT de l’époque (A. Bendris, M. d’Angelo, B. Sinagoga) aujourd’hui élus et militants du CGT-E, qui firent le forcing et contraignirent la CGT à ne pas signer cet accord rétrograde.

 

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